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Par Gabriel, publié le 3 Mars 2014 à 18h19 | modifié le 3 Mars 2014 à 18h24 |
Fred, tu viens d’apprendre ta sélection pour Sotchi. Quelle a été ta réaction ? Bien évidemment, je suis très content et fier mais ni surpris ni euphorique. En effet, pour moi, la sélection n’est qu’une étape, un passage certes obligatoire mais le but ultime c’est la médaille. Cependant, les sélections étaient difficiles car l’expérience du semi-échec de Londres a rendu prudentes nos instances dirigeantes. J’ai consenti, ces dernières années, de gros efforts pour atteindre ce but et je me sens bien récompensé. Je ne regrette qu’une chose, c’est d’être le seul Isérois sélectionné pour Sotchi. Le département pour les sports d’hiver n’est pas à la hauteur de ce qu’il est pour les sports d’été.
Penses-tu être fin prêt pour la grande aventure ? Je ne sais pas si je suis fin prêt mais je pense avoir fait ce qu’il fallait pour l’être. Le slalom et le super combiné sont mes points forts et j’ai fait d’énormes progrès en géant. Pour les autres épreuves, je fais partie de la meilleure équipe du Monde et si ce n’est pas moi qui monte sur le podium, les autres Français seront au rendez-vous.
Comment vas-tu préparer ces Jeux pendant les quelques semaines qui restent ? Comme tous les sélectionnés, avec l’équipe de France pour un dernier stage mais le temps qui reste ne permet plus de changer grand-chose même si les sélections tardives ont pu nous permettre de voir ce que faisaient les autres. Comme eux, d’ailleurs, ont pu nous observer. Outre ce stage, je participerai peut-être à quelques courses comme la finale de la Coupe du Monde à Tarvisio en Italie.
Cette sélection aura-t-elle une influence sur la suite de ta carrière sportive ? Comme je l’ai déjà dit, la sélection n’était pas un but pour moi. En revanche si je ramène ou non un médaille, j’envisagerai différemment la suite de ma présence en ski alpin.
Alors que changera pour toi une (des) médaille(s) ou aucune ? C’est simple, si je ne ramène pas de médaille, je poursuivrai la compétition au moins un an jusqu’aux Championnats du Monde. Après je ne sais pas. Si je ramène une (des) médaille(s), je crois que je serai assez motivé pour poursuivre encore une Olympiade et continuer à courir au moins jusqu’à Pyeongchang en 2018.
Merci à lui, nous lui souhaitons plein de réussite! source isere-handisport.org